Jean-Baptiste Quesnay (CEO, TRENDS paris), répond aux questions de ISCOM Anytime

ISCOM Anytime est l’application mobile de l’ISCOM. L’école supérieure de communication a posé 5 questions à Jean-Baptiste Quesnay, CEO de TRENDS paris.

  • Comment définiriez-vous le marketing de notoriété ? 

Le marketing de notoriété, c’est le fait de communiquer avec l’objectif de booster la pondération de la marque aux yeux des journalistes, influenceurs et acheteurs, avec une mesure constante des résultats. Être visible de manière stratégique et tactique, mais surtout rationnelle. C’est la suite logique de l’évolution des RP qui sont une recherche constante de notoriété, mais qui pêche par son manque de mesure et de suivi data centric. Le marketing de notoriété comprend les nouveaux médias et ce qu’ils apportent en termes de données.

  • Comment les relations entre agence et influenceurs se construisent-elles ?

Il faut comprendre le marché et savoir proposer aux bon moment les bonnes stratégies aux bonnes personnes. Anticiper les désirs de la marque et les faire matcher avec ceux des influenceurs pour construire des expériences enrichissantes.

  • Comment la marque mesure-t-elle le retour sur investissement de sa stratégie d’influence ?  

Tout dépend de ses objectifs. L’erreur est de comparer une campagne d’influence à une campagne display parce que nous sommes sur internet et de dire « j’ai activé cet influenceur et je n’ai pas gagné d’abonnés ou je n’ai pas vendu », mais que se passe t il lorsque je croise une publicité dans un abribus ? Que se passe t il quand une pub passe à la TV ? L’influence apporte plus que ca : une incarnation, une histoire, un discours, et surtout de la répétition, qui est – appliqué stratégiquement – la clef pour installer une marque. C’est aussi le meilleur moyen de déployer son message auprès de cibles qui changent leur manière de consommer TV et print. 

  • Aujourd’hui, est-ce incontournable pour une marque de faire appel à des influenceurs quel que soit le secteur d’activité ?  

Pas obligatoirement ! Il y a des marques dont le coeur de cible n’est pas sur les réseaux, ou d’autres pas forcément calibrées pour y être efficace. 

  • D’un point de vue prospectif, comment évolueront, selon vous, les stratégies d’influence dans prochaines années ?  

Les influenceurs, ce sont les nouvelles stars. On a encore cette barrière et cette gradation entre les artistes, sportifs, animateurs tv, et influenceurs. Elle va disparaître avec ces générations qui auront plus grandi avec Just Riadh qu’avec Arthur, et qui ont des habitudes de consommation des médias beaucoup plus personnalisées. La TV reste surpuissante, aucun influenceur ne fera 12 millions de spectateurs sur une plage de 90 minutes un soir de match. Mais quelles sont les émissions qui peuvent se targuer d’avoir un reach d’1 million de personnes par contenu ? Il faut continuer à professionnaliser ce secteur. C’est la clef. Aujourd’hui l’influence est un grand chantier qui manque de rationnel. C’est notre rôle en tant qu’agence de relier influence, créativité, data insights et performance.

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